Mes Coups de Coeur Culturels et bien d'autres...

Mes Coups de Coeur Culturels et bien d'autres...

Le Festival Off d'Avignon 2015


«SARAH» de John Murrell, adaptée par Eric-Emmanuel SCHMITT *

 

                  

                                                                                                               Affiche Sarah_AVIGNON 2015.jpg

                                        

 

 

Il me suffit d’entendre le mot Sarah pour que cela m’évoque LA comédienne du XIXème siècle, Sarah Bernhardt.                                                                                                   Cette pièce, créée en France en 1982, sous le nom de « Sarah et le Cri de la Langouste » a été jouée par Delphine Seyrig et Georges Wilson qui en avait fait l’adaptation. A l’époque ce fut un succès retentissant. Depuis les rôles ont été repris bien des fois…                                                                                                                                               Aujourd’hui c’est une création qui nous est proposée au festival off d’Avignon dans une belle adaptation d’Eric-Emmanuel Schmitt dont la réputation n’est plus à faire. Sarah Bernhardt, alias Marthe Vandenberghe, déroule devant nous ses cinquante années d’une vie tumultueuse et  exaltante.       
C’est à Belle-Ile-en-Mer où elle a souvent séjourné qu’elle se souvient…., amputée d’une jambe à la suite d’un accident sur scène et à l’aurore de sa vie…Alors dans cette obsession de la mort, dans cette éternelle envie de rester le monstre sacré international qu’elle a été, dans cette envie de jouer encore et encore, d’être belle, d’avoir trente ans, vingt ans que dis-je…, « quinze ans », sic… elle tente de dicter ses mémoires avec l’aide de son secrétaire Pitou interprété par Jean-Christophe Armand et entre dans les dédales d’un passé glorieux fait de règlements de compte et de personnages multiples. En interprétant avec jubilation le rôle du dévoué Georges Pitou, Jean-Christophe Armand nous offre un vibrant tableau de personnages de l’époque qui gravitaient autour de Sarah : sa mère, son impresario, les célèbres auteurs britanniques Oscar Wilde et Bernard Shaw, ses amis.