Mes Coups de Coeur Culturels et bien d'autres...

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Teatro a Corte " Le Festival de Turin " juillet 2009

 

 

Depuis quelques décennies fleurissent des festivals partout en France et en Europe.
En France, le plus célèbre voire le plus perpétuel reste le Festival d’Avignon.
Il était temps d’aller investiguer l’Europe et, de découvrir le Festival de  Turin « Teatro a Corte » qui s’est déroulé du 10 au 26 juillet 2009, festival européen dont la particularité est qu’il présente  non seulement des pièces de théâtre (dans le sens et l’acceptation classique du terme) mais aussi des spectacles d’arts vivants. Huit pays y sont présents: Allemagne, Belgique, Espagne, France, Fédération Russe, Pays Bas, Royaume-Uni et, bien évidemment l’Italie.
Ici, la musique, le théâtre, la danse, le cirque se mélangent, se complètent, se correspondent, se confondent… dans une même quête de dépassement de soi. L’artiste est là en mouvement ou bien statique, mis en scène parfois avec succès et délectation, éclairé par la magie de la technique.
Ce festival a la particularité aussi de se produire dans des lieux et des demeures historiques, notamment :
*  le Château moyenâgeux de Agliè
*  le Château de Rivoli, surplombant la douce et belle ville de Turin, conçu entre le IX ème et le Xème siècle et acquis par la famille Savoie au XI ème s.
la Veneria Reale, demeure royale du XVII ème siècle considérée comme la plus majestueuse du Piémont et qui aurait inspiré la construction de notre Château de Versailles…
*  le parc de Druento où ont été construites, au XI ème siècle, les écuries du Roi d’Italie Victor-Emmanuel II.
 Venons-en au vif du sujet et, avant tout à mon Coup de Cœur « FLUX », un spectacle équestre de la Compagnie du Centaure basée à Marseille (n’y voyez aucun chauvinisme de ma part !).
C’est dans ce parc du Druento au Centre International du Cheval, sous un ciel profond d’été d’où jaillissent les étoiles, que j’ai vécu des instants magiques. Ce spectacle itinérant présentait en alternance, des vidéos tournées dans plusieurs villes européennes et en live, 2 cavaliers émérites Camille et Manolo.
Des images magnifiques, voire érotiques, tant les acteurs se lovaient dans le corps de ce cheval arabe alangui et d’une pure beauté. Des acteurs, moitié femme, moitié cheval, moitié homme, moitié cheval…tel le Centaure selon la Mythologie grecque.
En live, ce fut une démonstration d’une haute technicité. Seul bémol selon moi : évoluant sur son cheval avec maestria, Manolo disait un texte sur les traders. Thème d’actualité certes mais, qui ne cadrait pas avec le romantisme et la beauté du spectacle. C’est dommage ! Quant à Camille, elle est superbe ! et sa posture, debout sur la croupe de son équidé, tient de la magie…
 Dans un tout autre genre, le chorégraphe Daniel Larrieu que nous avons souvent vu se produire au Théâtre de la Ville à Paris, nous invite  à une Première  absolue. Dans les délicieux jardins de la Venaria Reale, ses danseurs et lui-même marchent, dansent, évoluent dans une symphonie parfaite avec la Nature. Là, le public attentif et silencieux participe du spectacle quand il est invité à prendre conscience de tous ses sens, par des « panneaux indicateurs »: marcher, regarder, toucher, respirer, s’arrêter,…
Oeuvre singulière et nous suivrons volontiers le travail de Daniel Larrieu tant les moments de paix qu’il nous offre sont authentiques.
COLEOMUR, une création de la Compagnie 9,81 dirigée par Eric Lecomte.
 «  Une façade n’appartient pas à son propriétaire mais à celui qui la regarde  » dit un proverbe chinois. Partant de ce bon sens populaire, ce chorégraphe fait évoluer ses danseurs sur la façade du Palais de la Venaria Reale. Un ballet chorégraphique-acrobatique ou bien acrobatique-chorégraphique, peu importe, le mouvement est là, les danseurs en force et en volupté nous associent à cette dimension de l’espace .
Un ballet où les danseurs se mélangent, s’entrecroisent, s’observent pour donner un spectacle étonnant qu’accompagnent 4 musiciens talentueux en syntone avec l’espace. Un espace coloré, des mots écrits, des traces éphémères, le temps de mettre exergue la beauté de l’édifice…
Cette formule 9,81 choisie par Eric Lecomte est celle de la gravité (g=9,81m/s2). Une formule qui limite les mouvements de l’homme , un défi que relève cet artiste de cirque contemporain.
Ce festival créatif, haut en couleurs met en exergue des metteurs en scène, des auteurs et des acteurs au talent confirmé pour certains et prometteur pour d’autres…
Voilà, en substance, quelques impressions d’un festival dont on reparlera certainement malgré et, peut-être grâce à ses imperfections mais,  l’Homme n’est-il pas perfectible par essence ?…
                                                                                                        Affaire à suivre………
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
                                      
 
 
      
 
 
 
 


06/06/2013
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