Mes Coups de Coeur Culturels et bien d'autres...

Mes Coups de Coeur Culturels et bien d'autres...

THEATRE / DANSE/ MUSIQUE (Critiques)

Critiques théâtrales


" Audience et Vernissage " de Vaclav Havel ***

                            la brasserie AUDIENCE.jpg
Sur le thème du totalitarisme, Vàclav Havel, célèbre auteur de pièces de théâtre, n’a pas son pareil pour dénoncer ici dans un humour grinçant, les excès idéologiques du régime politique de son pays, la Tchécoslovaquie, dans les années 1970. Le système est démontré tant dans le milieu ouvrier que dans le milieu bourgeois.
La mise en scène particulièrement astucieuse de Anne-Marie Lazarini, nous entraîne, comme dans un effet miroir, dans deux univers différents: ci-dessus " Audience ", une scène qui se déroule dans une brasserie douteuse, dans laquelle Vaclav Havel a été réellement manœuvre en 1975  et « Vernissage » dans le salon d’un couple dégoulinant d’admiration sur les bienfaits de leur réussite sociale !
                                                            VernissageAthévains P1050086.JPG
 Stéphane Fiévet, Frédérique Lazarini, Marc Schapira, ces comédiens sont tous excellents mais, on ne peut s’empêcher de donner une mention spéciale à Cédric Colas alias Ferdinand Vanèk, l’intellectuel « paumé », le manœuvre occasionnel de la brasserie  - en proie à des stratagèmes d’un chef pas très net - qui, par ses silences éloquents (rôle difficile !) semble accablé et nous attriste. Il est quasiment l’image de Vaclav Havel, philosophe, auteur engagé, dissident politique. Parvenu  plus tard au sommet du pouvoir sans réellement l’avoir voulu. Son écriture ciselée dévoile un humour dévastateur, dans une dramaturgie qui dénonce avec subtilité un régime qu’il a combattu avec constance, toute sa vie, par la parole, l’action et, l’écriture.  Entre autres, ces 2  réflexions pleines de justesse, qu’il serait bon de retenir :                                                                                                                                  * « Je cherche, au théâtre, une approche du monde, franche, ouverte, aventureuse et sans aucune préconception. Je voudrais que le théâtre soit la voix de la conscience  des hommes et de la société, qui tente de poser les questions que les hommes portent en eux mais ne peuvent exprimer. Il ne s’agit donc pas d’imposer quelque chose au public qui lui est étranger mais au contraire de découvrir, présenter et clarifier ce qui  le préoccupe ».                                                                                                                                                                               * « Je pourrais dire que, pour moi, le théâtre est un des espaces où l’homme et la société peuvent tenter de se trouver. Ce que je veux dire, c’est que le théâtre devient théâtre par sa relation au présent et au vécu humain et social ».
  Deux pièces courtes d’une efficacité redoutable. Deux petits chefs-d’œuvre du genre. A voir absolument !
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 ***  Artistic Théâtre, 45 bis rue Richard Lenoir 75011 Paris.                                                                                                                                                                                            Location : 01 43 56 38 32  /  www.artistic-athevains.com
                                                                                                                  jusqu’au 17 mars 2018
                                                                                                                                                                                                                               Lydie Léa Chaize, journaliste

12/02/2018
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" Le Souper " de Jean-Claude Brisville *** , mis en scène par Daniel et William Mesguich?

Jean-Claude Brisville, ce brillant auteur disait « Une pièce de théâtre s’écrit à toute vitesse ou ne s’écrit jamais ».                                                                               Propos qui pourraient être controversés  mais qui, à l’évidence lui ont réussi. Oui, cette pièce est magistralement écrite et quand on aime la subtilité de la langue française, on ne peut que se réjouir d’entendre un plus-que-parfait du subjonctif utilisé avec un tel brio.
                                                   vue d'ensemble du souper.jpg
Virtuosité que l’on peut attribuer aussi aux deux interprètes  Daniel et William Mesguich. Le premier incarnant à merveille, dans un diction parfait, un Talleyran incisif et sournois. Le second, William - méconnaissable dans sa perruque brune - lui donnant la réplique, n’est rien moins qu’un Fouché subtilement impétueux,     fort de ses prérogatives.
Dans une pièce au décor savamment étudié et autour d’une table dressée avec sobriété, ce 6 juillet 1815, un souper aux chandelles réunit les deux hommes qui s’affrontent à fleurets mouchetés, dans l’espoir pour l’aîner de restaurer la Monarchie en France, pour son cadet de  proclamer une République. Quoiqu’il en résulte, pour chacun d’eux, le but ultime étant de garder le pouvoir !                                                                                                                                                      Et, pour cause….
Au cours de ce festin raffiné, on assiste à des échanges diablement savoureux :                                                                                                                Fouché s’exclamant : foie gras truffé !                                                                                                                                                                                             Talleyrand : du Périgord, donc de chez moi.                                                                                                                                                                                           Fouché : Prince,vous savez vivre.                                                                                                                                                                                                       Talleyrand : une habitude, Monsieur Fouché: le savoir-vivre et le savoir mourir. Cela, chez nous, se sait à la naissance.
Un régal !  Un talentueux duo père/fils. Symbiotique ! A ne pas manquer.
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 ***  Théâtre de poche Montparnasse 75 bd du Montparnasse 75006 Paris.                                                                                                                           Réservations : 01 45 44 50 21 / www.theatredepoche-montparnasse.com
             
                                                                                                                                                                                                 Lydie Léa Chaize

07/02/2018
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" Le Dernier Jour d'un Condamné " ****

 

                                                         image de l'affiche le-dernier-jour-d-un-condamne.jpg
S’il est un moment de théâtre qui nous prend aux tripes, c’est bien au cours de la représentation de cette pièce, écrite par l’un de nos meilleurs auteurs français Victor Hugo. Face à l’atrocité de la peine de mort voulue par les hommes, il aura été la figure de proue de la suppression de cette sentence, en faisant parler un condamné à mort. Là est le sens de ce moment théâtral unique.
Unique parce que le texte est remarquable, unique parce que William Mesguich est bouleversant de vérité. Il incarne, avec ce brio qu’on lui connaît, un homme en perdition, dans la force de sa jeunesse et contradictoirement vulnérable. Dixit ces mots : « En effet, je suis jeune, sain et fort. Le sang coule librement dans mes veines; tous mes membres obéissent à tous mes caprices ; je suis robuste de corps et d’esprit, constitué pour une longue vie; oui, tout cela est vrai ; et cependant j’ai une maladie, une maladie mortelle, une maladie faite de la main des hommes. »
L’adaptation de David Lesné et la mise en scène de François Bourcier donnent une intensité exceptionnelle à ce spectacle lumineux, auréolé d’une rare beauté.
                                     Sur le sol W M. le dernier jour d'un condamné ob_ed6186_photo-chantal-depagne-palazon-3.jpg
En ces temps particulièrement difficiles, liés aux attentats, notamment en Europe, certaines petites voix se font entendre pour remettre en question la loi du 17 septembre 1981 que Robert Badinter, alors Ministre de la Justice a mis tant de sa personne, pour faire adopter cette loi promulguant la suppression de la peine       de mort en France.
Alors, si d’aucuns ont des velléités de vouloir abroger cette loi, il faut impérativement qu’ils Voient cette pièce. A l’instar de la phrase de Saint Exupéry dans le Petit Prince : « On ne voit bien qu’avec le cœur ».
Oui, les tourments de ce condamné à mort dans sa cellule ne peuvent nous laisser insensibles, notre humanité en dépend. Les interrogations de ce condamné, ses espoirs en une grâce  de dernière minute, ses envies, ses inquiétudes au sujet de sa petite fille de 3 ans, ses peurs, déroulées sur une musique vibrante, des bruits assourdissants des portes de prison et des chaînes du condamné, accentuent les propos dramatiques de ce condamné qui sera, finalement, guillotiné.
 Que c’est beau le théâtre quand il interpelle la conscience des hommes !                                                         
« Le Dernier Jour d’un Condamné », est un plaidoyer déchirant contre cette barbarie extrême !                                                                                                            
A ne pas manquer.
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*  Studio Hébertot, 78 bis Boulevard des Batignolles 75017 Paris.
Réservations : 01 42 93 13 04 / www.studiohebertot.com
                                                                                                jusqu’au 4 novembre 2017.
                                                                                                                                                                                                      Lydie Léa Chaize
 

19/09/2017
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" LIBERTE ! (avec un point d'exclamation) ***

                                                       De et avec Gauthier Fourcade
                                                          A L'AFFICHE gauthier fourcade Liberte.jpg
Depuis quelques temps, nous assistons  à une pléthore d’artistes dits « comiques » !...qui n’ont de comique que la vulgarité voire la grossièreté. Ce qui, de nos jours, semble très tendance !...
Donner à rire, à sourire, à se délecter avec les mots, c’est ce que nous offre  le merveilleux comédien  Gauthier Fourcade, dans son nouveau spectacle Liberté ! Sous ce vocable riche de sens, il aborde avec humour et finesse de nombreux sujets philosophiques qui nous concernent tous: le déterminisme, la problématique du choix, l’amour, la solitude,... Son spectacle est ponctué de chansons qui font écho à sa propre écriture. Par exemple, quoi de plus évident que de démarrer par quelques phrases écrites et chantées par le poète Georges Moustaki :                                                                                                                           « Ma liberté                                                                                                                                                                                                                                            Longtemps je t’ai gardée comme une perle rare                                                                                                                                                                                     Ma liberté                                                                                                                                                                                                                                               C’est toi qui m’a aidé                                                                                                                                                                                                                                 A larguer les amarres ».
Sans oublier le dilemme du choix et le renoncement de Brassens :                                                                                                                                                          « A la compagne de voyage,                                                                                                                                                                                                                 Dont les yeux, charmant paysage                                                                                                                                                                                                          Font paraître court le chemin,                                                                                                                                                                                                                Qu’on est seul peut-être à comprendre                                                                                                                                                                                                     Et qu’on laisse pourtant descendre                                                                                                                                                                                                              Sans voir effleuré la main ».
Avec des étoiles plein les yeux, Gauthier Fourcade nous apporte du rêve, de la poésie, un brin de surréalisme mais aussi une grande lucidité, quand il évoque les multinationales qui mettent la démocratie en danger !... La finesse de son humour liée à sa clairvoyance, c’est du grand art !
William Mesguich complète le spectacle par une subtile mise en scène très graphique, où les nombreuses directions indiquées sont susceptibles de nous aider à faire des choix.
Ici, les mots ont un sens et sont aptes à soigner nos propres  maux…La profondeur de pensée de Gauthier Fourcade dans un mode jubilatoire n’échappera à personne !                                                                                                                                                                                                                                                Alors, courrez voir cet artiste « INCLASSSABLE » dans LIBERTE ! (avec un point d’exclamation…ce qui change tout !)
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* * * La Manufacture des Abbesses 7 rue Véron 75018 Paris.                                                                                                                                                              Du jeudi au samedi à 21 h. Dimanche à 17 h.                                                                                                                                                                           Réservations : 01 42 53 42 03 / manufacturedesabbesses.com
                                                                                          jusqu’au 5 novembre 2017
                                                                                                                                                                                                                          Lydie Léa Chaize                                                             

05/09/2017
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" Les Damnés " à la Comédie Française *

                     

D’après le scénario de Luchino Visconti, Nicola Badalucco et Enrico Medioli.
                                                 la scène de la cour d'honneur à avignon.jpg
Dès les premiers instants, on a la sensation que le spectacle sera exceptionnel !                                                                                                 Sur un plateau immense, envahissant l’espace, les comédiens se déploient devant nous et, comme un leitmotiv, ils reviendront régulièrement  devant les spectateurs, les prenant à témoin de leur turpitude.                                                                                                                               En fond de scène, sur grand écran, une vidéo et des images, enregistrées en direct par une caméra ou pré enregistrées, amplifieront les mouvements de foule, captureront avec intensité le jeu des acteurs ou feront des gros plans significatifs.                                                              A gauche du plateau, des tables de maquillages, des miroirs et des sièges sont installés dans un espace où les comédiens se prépareront pour entrer en scène. De l’autre côté du plateau, sur la droite, 6 cercueils alignés recevront tour à tour, tel un cérémoniel, les corps des protagonistes encore vivants, suffocants en signe d’une fin fatale inéluctable...                                                                                                                 
D’emblée l’atmosphère est pesante et nous glace. Les sirènes retentissent dans un son lugubre, sous-tendu par la musique d’un saxophone, et la voix du Fürer nous révulse. C’est l’annonce de l’incendie du Reichstag le 12 févier 1933. C’est la fin de la démocratie allemande et le début de la montée en puissance du nazisme.                                       
Tandis que, dans un appartement décoré a minima, on s’apprête à fêter l’anniversaire du patriarche Joachim von Essenbeck, patron des aciéries du même nom, issu d’une riche famille industrielle allemande dont on perçoit déjà quelques tensions. Divisée par les intrigues, les manipulations, les amours homosexuelles, les trahisons, les enjeux politiques, cette famille (inspirée par la famille Krupp) consentira pour la plupart de   ses membres, à basculer dans la barbarie nazie, cette machine infernale de destruction de l’humain qui aboutira, comme on le sait, dans l’abomination suprême. « Devant les tourments des évènements récents, il faut protéger les aciéries des pressions politiques. Je n’ai jamais fait acte de soumission »  dit, en substance le patriarche. Et, pourtant il compte sur ceux, bien vus du régime, qui accepteront par intérêt, les compromissions…                                                                                                      
De Didier Sandre (le patriarche le Baron Joachim von Essenbeck) efficacement digne et naturellement racé, au grand Guillaume Gallienne (dont on ne se lasse pas !) à la fois machiavélique, autoritaire, diplomate et impérieux dans le rôle de Friedrich Bruckmann, en passant par l’inoubliable Denis Podalydès en Baron Konstantin von Essenbeck, on assiste à des séquences époustouflantes !            
           Denis Podalydès et son filsimg-0493.jpg
Dans une scène particulièrement surréaliste, digne d’un morceau d’anthologie, Denis Podalydès nous offre avec son fils (Clément Hervieu-Léger) alias Gunter von Essenberg, un moment sidérant, voir jubilatoire si ce n’était le contexte dramatique de ce déchaînement de violence. Il nous étonne par sa jouissance morbide, empreinte du désir de se surpasser dans cette ambiance orgiaque. C’est grandiose !!!
Sans oublier la sublime Elsa Lepoivre qui dévoile une mère (Sophie von Essenbeck), toute en nuance, malgré ses excès...               Elsa Lepoivre la mariée était en noir et blanc2135580871_B979166546Z_1_20160708181153_000_GT075JJ2P_4-0.jpg
                                                                                                                                                                                                                                                                                              ElsaLepoivre et Christophe Montenez, le magnifique héritier « douteux » alias Martin von Essenberg                                          
Nous est offert ici un spectacle très osé et très fort, dans une débauche de corps qui rampent et se vautrent dans l’eau, l’alcool et le sang. Des situations évocatrices des   plus belles tragédies antiques et parmi toutes ces horreurs, un moment d’une étrange beauté, un moment de poésie interprété, avec une grande sensibilité, par le comédien Clément Hervieu-Léger:« Au jardin printanier, on ressent du bonheur à faire éclore une charmante fleur mais on est plus heureux  et des dieux bénis, lorsqu’on prend soin de ses amis. Car,  la simple vue de leurs traits a pour l’âme et l’esprit des attraits. Amour, fidélité durable, c’est la marque de l’ami véritable ».                                                                                    
Beau travail, splendide travail de tous les comédiens sans exception, talentueux et engagés. Sous la houlette du Maître Ivo van Hove: Jan Versweyveld assure la scénographie et les lumières; An D’Huys, les costumes; Tal Yarden, la vidéo; Eric Sleichim assure la conception sonore et la musique de Stravinski et Schoenberg (« dégénérée » selon les nazis) et celle de Beethoven et Wagner (glorifiée par les mêmes); et Bart Van den Eynde, la dramaturgie. Il y a bien longtemps que nous n’avions eu le privilège d’assister à un spectacle aussi grandiose dans ce Temple théâtral qu’est la Cour d’Honneur du Palais des Papes ! Lieu emblématique voire mythique, s’il en est, et tous les superlatifs ne suffiront pas à exprimer ce que, les uns et les autres, avons pu ressentir devant cette représentation éblouissante des Damnés, dans une mise en scène d’une réelle modernité, réalisée par l’un des plus doués de sa génération, le flamand Ivo van Hove. Totalement     contemporain, ce spectacle à la fois théâtral, cinématographique voire épique, n’en a pas fini de faire parler de lui, tout comme le film réalisé par Luchino Visconti, inspiré lui-même par le roman « Les Buddenbrook » de Thomas Mann.                                                                                                             
Merci à Olivier Py, directeur du Festival d’Avignon et à Eric Ruf, administrateur du Français pour cette initiative, violente certes mais indispensable pour la  mémoire collective. Car, n’oublions pas qu’Adolf Hitler fut financé par les industriels et les capitalistes de tous bords qui envisageaient d’en faire leur marionnette dans le but de faire échec au communisme qui menaçait l’Europe et leurs intérêts. Et, quelle ironie du sort ! Ce petit caporal, cet homme du peuple jugé sans distinction par la haute bourgeoisie allemande, leur imposa sa loi d’airain. Ils finiront tous par s’aliéner dans la Chose immonde - le mal absolu -, qu’ils ont fabriquée et elle les engloutira dans la noirceur de leur propre chaos. Sans aucun doute, cette pièce magistrale est d’une brûlante actualité, celle d’une Europe actuelle qui doit  faire face aux antagonismes les plus effrayants.                                               
D’inspiration shakespearienne, chère au metteur en scène, voilà du Grand Théâtre,  au service de l’humanité. Une « sacrée » pièce interprétée par la séduisante troupe de  la Comédie Française, qui a fait son retour à Avignon, dans la Cour d’Honneur, après quelques longues années d’absence. Il était temps !                                                                                                                                                                                     « Faire face à la Cour d’Honneur est un défi extrême, absolu » a affirmé Ivo Van Hove. Défi amplement relevé !
« Les Damnés »… ont fait leur rentrée à Paris, dans la magnifique salle Richelieu de la Comédie Française  *.                                                    Le spectacle a été à la hauteur de nos espérances.
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* La Comédie Française, place Colette 75001 Paris              
   Réservations : 01 44 58 15 15 / www.comedie-francaise.fr
                                                                  Du 24 septembre 2016 au 13 janvier 2017                                                                                             
 N.B. La Création de ce spectacle a lieu au Festival d’Avignon 2016, dans la Cour d’Honneur  du Palais des Papes à Avignon.
                                                                                                                                                                                        Lydie-Léa Chaize
 Cet article a été publié également dans « Le Billet de Léa » sur le site de l’A.P.E : apepresseetrangere.org

01/11/2016
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