Mes Coups de Coeur Culturels et bien d'autres...

Mes Coups de Coeur Culturels et bien d'autres...

Le Festival Off d'Avignon 2016


" Mémoire d'un Fou " de Gustave Flaubert, avec Daniel Mesguich *

Dans une adaptation de Charlotte Escamez et une mise en scène de Sterenn Guirriec, nous avions eu déjà le plaisir de découvrir cette pièce il y a quelques mois à Paris.
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Aujourd’hui, cette pièce se joue dans le cadre du festival off d’ Avignon sur un vaste plateau où, seul en scène, William Mesguich donne toute la mesure de son immense talent.          Un spectacle impressionnant s’offre à nous, comme une sorte d’antre immaculé d’une foultitude de feuilles de papier blanc où quelques éléments de décor sont plus ou moins enfouis et….., l’apparition d’un comédien que nous aimons.
D’emblée William Mesguich prend possession de l’espace, comme on prend possession de l’unique objet de ses désirs… et il nous raconte cette œuvre juvénile de Flaubert où l’autobiographie et la mémoire se confondent. Les Mémoires d’un Fou sont le reflet d’une délectation morose empreinte d’une poésie quasi élégiaque, de sursauts d’angoisse,  « L’avenir nous tourmente, la pensée nous retient c’est pour ça que le présent nous échappe ».sic. Et, reflets de moments de folie qui sont peut-être la  résultante d’un amour illusoire, fantasmé (l’amour pour Maria), d’un amour sans espoir (puisqu’elle est mariée) et, d’un amour excessif, « aimer à perdre la raison » comme l’a écrit plus tard Aragon, chanté par Jean Ferrat.                                                                                                                                                                                                                                                                                   Cette œuvre littéraire de Flaubert témoigne d’une maturité précoce dans la perception d’un monde matériel qu’il exècre, d’une société décevante où les  hommes le fustigent, dès sa scolarité « Je me vois assis, absorbé dans mes rêves d’avenir, pensant à ce que l’imagination d’un enfant peut rêver de plus sublime, tandis que le pédagogue se moquait de mes vers latins, que mes camarades me regardaient en ricanant ».sic.
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L’adaptation de Charlotte Escamez et la mise en scène de Sterenn Guirriec, les complices de William Mesguich depuis plusieurs années, sont pleines d’inventivité et Mathieu Courtailler, par le choix de ses lumières et de ses belles projections vidéo est très inspiré dans ses images impressionnistes.
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Un spectacle de toute beauté, un texte dont William Mesguich écrit : « une beauté littéraire à l’égal d’un tableau de Monet ou d’une symphonie de Berlioz ».                                            Là est l’interprétation magistrale d’un comédien lumineux, étrange et bouleversant, exalté et débordant de vitalité, de force et de désespérance.                                            Un William Mesguich séduisant qui sert un texte sublime, sur fond de quelques notes de musique au son d’un piano, au son d’une harpe, et qui n’en a pas fini de  nous séduire…
Ici, le théâtre et la littérature s’entrelacent à merveille dans un feu d’artifice de toute éternité !
Un vrai moment de théâtre, un réel moment de bonheur, à ne pas rater.
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* Théâtre du Girasole, 24 bis avenue Guillaume Puy à Avignon.                                                                                                                                                                                     Réservations : 04 90 82 74 42 / www.theatredugirasole.fr
                                                                     Tous les jours à 12 h 05, jusqu’au 30 juillet 2016
                                                                                                                                                                                                                     Lydie-Léa Chaize, journaliste

16/07/2016
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" Sarah et Le Cri de La Langouste " de John Murrell *

Dans une Adaptation de Georges Wilson et une Mise en Scène de Marthe Vandenberghe.
Avec Marthe Vandenberghe et, en alternance, avec les comédiens Jean-Christophe Armand et Patrick Séminor.
*  Théâtre Littéraire du Verbe Fou, 95 rue des Infirmières à Avignon
                                                             A partir du 7 juillet 2016, tous les jours à 16 h 30
 

27/06/2016
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